La crise de l’école gabonaise a atteint un point de bascule lorsque les enseignants ont massivement rejeté les mesures provisoires proposées par l’exécutif. La reconduction de la grève illimitée, portée par S.O.S Éducation, a mis en évidence l’ampleur de la défiance envers l’administration. C’est dans ce contexte que Brice Oligui Nguema, est intervenu pour reprendre la main sur un dossier devenu politiquement sensible.
Au cœur du conflit se trouve la gestion des ressources humaines dans l’éducation, marquée par des milliers de dossiers non régularisés, des enseignants travaillant sans statut clair et un sentiment d’abandon institutionnel. La contestation dépasse ainsi la simple question salariale pour toucher à la crédibilité même de l’État dans sa capacité à gérer ses agents.
Sous l’impulsion du chef de l’État, le gouvernement a consenti à l’ouverture de 300 postes budgétaires, une décision qui marque un infléchissement notable de la politique d’austérité administrative observée ces dernières années.
Parallèlement, la régularisation de 3 000 situations administratives constitue une rupture dans la gestion des carrières, ouvrant la voie à une normalisation du corps enseignant et à une restauration progressive de la confiance.
En encadrant ces mesures par un calendrier et une commission de suivi, Brice Oligui Nguema inscrit cette sortie de crise dans une logique de gouvernance durable, cherchant à éviter que la contestation ne se transforme en crise politique prolongée.


