À Booué, la SEEG vient de transformer une faiblesse structurelle en capacité excédentaire. La société publique a achevé une station de traitement produisant 1 200 mètres cubes d’eau par jour, inaugurée le 28 août 2026 par Brice Clotaire Oligui Nguema. Pour l’entreprise, souvent attendue sur la fiabilité de ses prestations, cette réalisation constitue autant une réponse aux besoins locaux qu’une démonstration de sa capacité à livrer des équipements immédiatement opérationnels.
Les données permettent de mesurer l’importance du changement. Avec une production initiale de 600 mètres cubes pour une consommation évaluée à 1 600 mètres cubes, Booué ne couvrait que 37,5 % de sa demande journalière. Le nouvel ouvrage porte la capacité à 1 800 mètres cubes, soit un taux de couverture théorique de 112,5 %. La SEEG dispose ainsi d’une marge de 200 mètres cubes pour sécuriser l’alimentation des 7 000 habitants et accompagner une éventuelle progression des besoins.

Présent aux côtés du président de la République, l’administrateur-directeur général de la SEEG, Steeve Saurel Legnongo, était entouré des équipes techniques et opérationnelles de l’entreprise. Ce dispositif humain constitue l’autre pilier du projet : les ingénieurs, techniciens, exploitants et agents de maintenance devront garantir le rendement de la station et préserver la qualité de l’eau. La bataille se déplace donc de la construction vers l’exploitation, un terrain sur lequel se jouera la crédibilité de l’investissement.

L’opération de Booué intervient dans un contexte où la modernisation des services d’eau et d’électricité reste une priorité nationale. En triplant les capacités de la ville, la SEEG apporte une réponse chiffrée et localisée à cette exigence. Mais l’entreprise devra reproduire cette dynamique dans d’autres localités, maintenir les ouvrages financés et améliorer les réseaux de distribution. Booué peut devenir une référence, à condition que la performance annoncée soit durablement ressentie dans les foyers.


