Le 31 décembre 2025 marque un tournant pour les finances publiques gabonaises sous Brice Oligui Nguema : l’État a soldé l’ensemble de ses arriérés envers les créanciers multilatéraux. Ce respect strict des engagements replace le pays dans le circuit normal du financement international.
La clôture de l’exercice a été marquée par un paiement final d’environ 17 millions de dollars, révélateur de l’effort budgétaire consenti pour éviter toute rupture contractuelle. Cette opération renforce la crédibilité institutionnelle de Libreville auprès des bailleurs.
Dans le même temps, la dégradation de la note souveraine par certaines agences est venue brouiller ce signal. Elle illustre la difficulté, pour les marchés, d’intégrer en temps réel les ajustements financiers opérés par les États.
Les notations, fondées sur des séries de données antérieures et des projections prudentes, réagissent souvent avec retard aux inflexions budgétaires. Le cas gabonais met en lumière ce décalage entre l’acte comptable et son interprétation financière.
Pour Brice Oligui Nguema, la crédibilité économique du Gabon dépendra désormais de la continuité de cette discipline, afin que le rétablissement constaté à la fin de 2025 se traduise durablement dans l’appréciation du risque souverain.


