La nomination de Parfait Onanga-Anyanga par António Guterres à la tête par intérim du Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale s’inscrit dans une séquence régionale délicate. L’Afrique centrale traverse une phase de redéfinition de ses rapports de force politiques et sécuritaires.
Il succède à Abdou Abarry, après trois années d’un mandat marqué par la multiplication des transitions politiques. Installé à Libreville, l’UNOCA constitue l’outil diplomatique de prévention des conflits pour onze États.
Onanga-Anyanga apporte une connaissance intime des mécanismes onusiens. Ancien chef de la Minusca, il a dû composer avec des groupes armés, des autorités fragiles et des partenaires internationaux aux intérêts parfois divergents.
Son passage à Addis-Abeba comme représentant spécial auprès de l’Union africaine lui a permis de consolider des réseaux au plus haut niveau continental, un atout dans une région où les organisations africaines jouent un rôle croissant.
Reste à savoir si cet intérim débouchera sur une nomination définitive. Mais une chose est certaine : l’ONU place un diplomate aguerri au cœur d’une Afrique centrale en pleine recomposition stratégique.


