À Libreville, le débat sur les conditions de détention de Alain-Claude Billie-By-Nze connaît un tournant. Selon des sources judiciaires, neuf permis de communiquer ont été délivrés à ses proches, contredisant les accusations d’isolement relayées ces derniers jours par son parti, Ensemble Pour le Gabon.
Parmi les bénéficiaires de ces autorisations figurent des membres directs de sa famille, dont son épouse et un enfant. Ces permis permettent des visites le dimanche, conformément aux règles en vigueur à la prison centrale de Libreville.
Ces éléments viennent accréditer le fonctionnement normal du dispositif pénitentiaire. Les autorités insistent sur le fait que les visites familiales sont strictement encadrées, avec des jours et conditions définis.
Par ailleurs, aucune démarche officielle n’aurait été entreprise par les avocats du détenu pour obtenir un permis de communiquer. Une situation qui, selon les juristes, empêche de conclure à une quelconque entrave de la part de l’administration judiciaire.
Dans ce contexte, l’hypothèse d’un isolement apparaît de plus en plus fragile. Les faits observés tendent à démontrer l’existence de voies d’accès effectives au détenu.
Reste que cette affaire s’inscrit dans un climat politique sensible au Gabon, où chaque évolution judiciaire est scrutée de près par l’opinion publique.


