À quelques semaines des élections législatives et locales prévues en septembre, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a posé un acte politique fort, en traçant les contours d’une nouvelle ère démocratique pour le Gabon. Dans son discours à la Nation du 16 août, il a lancé un appel solennel au respect du choix souverain du peuple et à la fin des pratiques politiques fondées sur l’ethnie ou la région d’origine.
“Il nous faudra œuvrer collectivement à la construction d’une démocratie gabonaise soucieuse de liberté, de pluralisme et de responsabilité”, a déclaré le Chef de l’État, mettant en lumière une volonté de rupture avec les vieilles habitudes qui ont longtemps miné le paysage politique national.
Alors que le pays entre dans une phase électorale décisive, le président a rappelé un principe républicain fondamental : la voix du peuple est sacrée.
“J’appelle tous les acteurs politiques au respect des principes de dignité humaine, de démocratie et d’État de droit, en laissant le peuple gabonais, seul souverain, choisir ses représentants en toute liberté et dans la paix.”
Mais au-delà de l’appel à la responsabilité politique, Brice Clotaire Oligui Nguema a acté une véritable révolution dans la gouvernance : la mise à l’écart de la géopolitique comme critère de gestion du pouvoir.
“La géopolitique, comme mot de gouvernance à laquelle nous avons été nourris, n’a pas porté les fruits escomptés. Elle sera remplacée par la compétence.”
C’est un message clair : désormais, le mérite primera sur l’origine, et la compétence sera le socle du service public.
À travers cette déclaration, le Président de la République assume pleinement une ambition : refonder le contrat démocratique gabonais. Une République où le citoyen compte par ce qu’il apporte, non par d’où il vient. Un Gabon où l’État protège, élève et respecte.
Brice Clotaire Oligui Nguema redonne ainsi sens à la démocratie, non comme simple exercice électoral, mais comme un engagement de justice, d’exigence et de confiance envers le peuple.


