La grève qui paralyse l’éducation gabonaise depuis un mois commence à s’estomper. Selon les chiffres officiels du 19 janvier au 2 février 2026, près de 37 % des enseignants ont repris les cours, marquant un net recul du mouvement SOS Éducation qui exige toujours des paiements et régularisations.
Les indicateurs montrent une hausse rapide pour les enseignants, de 11 % à 37 %, contre une progression plus lente pour les élèves, de 6 % à 30 %. Ce déséquilibre pointe vers une reprise en demi-teinte, avec des classes qui se remplissent inégalement face aux enjeux scolaires pressants.
Par branche, l’enseignement technique mène avec 52 % de profs présents contre 28 % d’élèves, tandis que le secondaire général aligne 31 % pour les deux. Malgré l’appel maintenu lors de l’assemblée du 31 janvier, des absences variables indiquent un essoufflement sur place.

Régionalement, l’Estuaire brille à 74 % pour les enseignants et 48 % pour les petits, contrastant avec les provinces distantes freinées par logistique et finances. Cette inégalité alimente les débats sur le calendrier éducatif.
Côté négociations, un pas en avant avec une convention signée provincialement, accélérant intégrations et promotions. Un cadre du ministère souligne que ce retour sélectif favorise un équilibre entre grève et enseignement.


