Pendant plus de dix ans, Alain-Claude Bilie-By-Nze a été l’un des visages du pouvoir, occupant des ministères stratégiques et dirigeant le gouvernement. Il a tout vu, tout su, et pourtant il n’a rien fait. Aujourd’hui, alors qu’il est exclu des cercles de décision, il prétend “aller à la rencontre des populations” pour comprendre leurs souffrances. Quelle indécence ! Ce n’est pas de l’ignorance, c’est du mépris pur et simple.
Cette déclaration est une insulte à l’intelligence collective. Bilie-By-Nze savait que les hôpitaux étaient en ruine, que les jeunes étaient abandonnés, que la pauvreté broyait des familles entières. Mais il a choisi de se taire et de profiter du système. Maintenant qu’il veut revenir sur le devant de la scène, il joue au faux naïf, espérant que les Gabonais oublieront sa complicité avec le régime qu’il a servi sans scrupules.
Mais le peuple n’est pas dupe. Ce revirement est une manœuvre grossière d’un homme en quête de pouvoir, prêt à tout pour se repositionner. Bilie-By-Nze peut bien multiplier les discours populistes, sa place dans l’histoire est déjà écrite : celle d’un homme qui a eu les moyens d’agir, mais qui a préféré mépriser son peuple pour mieux préserver ses privilèges.


