Une opération conjointe de la Direction de la Lutte contre le braconnage du Ministère des Eaux et Forêts, la Police Judiciaire d’Oyem, et l’ONG Conservation Justice, a permis récemment de mettre la main sur deux individus en possession de deux pointes d’ivoire dans la ville de Mintzic, dans la province du Woleu-Ntem.
Selon l’ONG, Conservation Justice, le dénommé M.F a été surpris en flagrant délit de tentative de vente des précieuses pointes d’ivoire, c’est à moment qu’il a été mis aux arrêts et a été immédiatement placé en détention. Les agents enquêteurs ont rapidement interpellé son présumé complice, N.R, chauffeur de taxi l’ayant conduit sur les lieux de la transaction.
Au cours de l’interrogatoire fait à M.F ce dernier a reconnu qu’il cherchait à vendre l’ivoire pour gagner de l’argent, bien qu’il soit conscient que la vente, la détention, et le transport d’ivoire sans autorisation sont interdits par la loi gabonaise. De son côté, N.R a d’abord nié toute connaissance des faits, mais face à l’insistance des enquêteurs, il a finalement avoué qu’il était bien au courant de la nature de la cargaison.
Selon les articles 390 et 398 du Code pénal gabonais, ces trafiquants risquent jusqu’à dix ans d’emprisonnement et une amende équivalente à cinq (5) fois la valeur des pointes d’ivoire saisies. Cette sanction illustre la détermination des autorités gabonaises à lutter contre ce commerce illégal, qui met en péril les populations d’éléphants et déstabilise les écosystèmes du pays.
Il faut savoir que la possession et la tentative de vente d’ivoire, sans autorisation, constituent des violations graves de la législation gabonaise en matière de conservation de la faune.


