À Port-Gentil, Brice Clotaire Oligui Nguema franchit un cap symbolique dans sa réforme du système judiciaire avec la visite de la Maison d’Arrêt pour Mineurs. Une infrastructure inédite qui traduit une volonté politique assumée : traiter différemment les jeunes en conflit avec la loi.
Avec ses 50 chambres équipées, ses espaces éducatifs, son infirmerie et sa salle multimédia, la structure rompt avec les standards traditionnels du système pénitentiaire gabonais. La séparation entre filles et garçons vient renforcer cette approche différenciée.
Démarrés le 10 avril 2025, les travaux ont été livrés dans les délais, illustrant une capacité d’exécution souvent critiquée par le passé. Le chef de l’État entend ainsi démontrer que la réforme peut être rapide et concrète.
L’ambition est double : réduire la pression sur les prisons tout en offrant un cadre propice à la réinsertion des mineurs. Une orientation stratégique qui met l’accent sur la prévention de la récidive plutôt que sur la simple punition.
Conforme au Code pénal de l’enfant gabonais, cette réalisation s’inscrit aussi dans une dynamique d’alignement avec les standards internationaux. Elle positionne le Gabon comme un pays en mutation sur les questions de justice juvénile.


