À Libreville, Brice Oligui Nguema mise sur l’héritage de Georges Damas Aléka pour réinvestir le récit national

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La transformation du front de mer de Libreville prend une dimension politique et mémorielle. En recevant la famille de Georges Damas Aléka, samedi 8 août, Brice Oligui Nguema a voulu donner une portée particulière à la future esplanade consacrée à l’une des grandes figures de l’histoire institutionnelle gabonaise. Le chef de l’État a présenté aux proches du défunt sa vision du monument, appelé à être inauguré prochainement.

Le projet est imposant : huit pavillons provinciaux doivent entourer un édifice central de 30 mètres représentant l’Estuaire. Installé face à la Tribune de l’Indépendance, l’ensemble entend transformer un espace stratégique de la capitale en lieu de mémoire. Derrière l’architecture se dessine une ambition : réconcilier modernisation urbaine et réappropriation d’une histoire nationale que le pouvoir souhaite davantage exposer dans l’espace public.

Georges Damas Aléka incarne particulièrement cette articulation entre République et mémoire. Ancien président de l’Assemblée nationale et diplomate, il est l’auteur des paroles de « La Concorde ». La décision de graver celles-ci sur les piliers du monument principal donne à l’ouvrage une dimension qui dépasse l’hommage individuel : c’est l’idée même de concorde nationale que Brice Oligui Nguema entend matérialiser au cœur de la capitale.

La réalisation comporte enfin un volet économique, puisque près de 90 % des travailleurs mobilisés seraient gabonais. Une manière pour l’exécutif de lier politique mémorielle et promotion des compétences nationales. La famille, représentée lors des échanges par Claude Damas Ozimo, a salué l’initiative et remis au président un pagne traditionnel « Okorwè », conçu dans les couleurs de la Nation.

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