Le président Brice Clotaire Oligui Nguema veut imposer un nouveau rythme à l’appareil d’État gabonais. Ce 19 mai à Libreville, le chef de l’État a reçu le rapport des cent premiers jours du gouvernement, présenté par Hermann Immongault, chargé de coordonner l’action gouvernementale.
L’exercice, largement inspiré des méthodes de management public fondées sur les indicateurs de performance, avait été lancé le 5 février dernier. Chaque ministère avait alors reçu une feuille de route détaillée avec des objectifs à atteindre avant le 15 mai. L’ambition affichée par l’exécutif est claire : instaurer une culture de résultats dans une administration souvent critiquée pour sa lenteur et son manque d’efficacité.
Selon Hermann Immongault, le bilan général apparaît encourageant. Plusieurs ministères auraient dépassé les objectifs fixés, notamment dans certains secteurs prioritaires. Le rapport reconnaît toutefois des retards dans la mise en œuvre de plusieurs projets, révélateurs des contraintes administratives et budgétaires qui continuent de freiner l’exécution de certaines politiques publiques.
Face à ces insuffisances, Brice Oligui Nguema a donné des instructions fermes pour accélérer les projets en cours. Le président a insisté sur l’obligation d’obtenir des résultats visibles et rapides pour les populations. Depuis son arrivée au pouvoir, le chef de l’État cherche à construire une image de dirigeant pragmatique, attaché à l’efficacité et au suivi rigoureux de l’action publique.
Le président gabonais a également demandé aux membres du gouvernement de renforcer leur communication institutionnelle. L’objectif est de rendre plus visibles les réformes engagées et de mieux expliquer aux citoyens les transformations en cours. À travers cette stratégie, le pouvoir tente de consolider sa légitimité politique tout en installant une gouvernance davantage axée sur la transparence et l’évaluation permanente.
