Au Gabon, le président Brice Clotaire Oligui Nguema engage une nouvelle étape dans la réforme du transport urbain. Plus de 100 bus viennent renforcer la flotte de la Société gabonaise de transport (Sogatra), dans un contexte où les usagers dénonçaient depuis des années l’insuffisance du matériel roulant et l’irrégularité du service.
L’exécutif présente cette opération comme le point de départ d’une restructuration globale du secteur. Au-delà de l’acquisition des véhicules, il s’agit de repenser l’organisation des lignes, la gestion des recettes et la planification des dessertes dans le Grand Libreville et d’autres centres urbains.
La réforme introduit également des outils de modernisation : cartes d’abonnement, bornes de recharge et meilleure traçabilité financière. Les autorités veulent ainsi rompre avec un fonctionnement jugé trop informel, souvent marqué par des pertes de recettes et un manque de discipline opérationnelle.
Le transport public constitue un levier stratégique pour l’économie urbaine. Son efficacité conditionne l’accès à l’emploi, aux établissements scolaires et aux structures de santé. Pour le gouvernement, l’amélioration du réseau doit soutenir la productivité et fluidifier les échanges commerciaux.
Reste la question de la durabilité. La maintenance, la gestion transparente et la rentabilité du système seront déterminantes. Les observateurs estiment que la réussite dépendra moins de l’annonce que de la capacité à maintenir un service régulier et fiable dans le temps.
