Au Gabon, la situation scolaire inquiète parents et élèves. Malgré un accord qui prévoit 16 milliards FCFA pour améliorer la condition des enseignants, les salles de classe restent vides. Le gouvernement affirme avoir accepté des mesures majeures pour mettre fin à des blocages administratifs qui durent depuis des années.
Le texte négocié inclut la mise en solde immédiate des nouveaux diplômés des écoles normales, le paiement des pré-salaires de 1 810 enseignants qui exerçaient dans des conditions précaires et la régularisation de 4 000 carrières. Pour de nombreux enseignants, ces décisions représentent une reconnaissance attendue de longue date.
Mais une clause freine la signature finale : l’État exige un audit des effectifs avant de verser les fonds. L’objectif est de vérifier que chaque nom correspond à un poste réel et d’éviter d’éventuelles irrégularités dans les fichiers administratifs.
Certains syndicats refusent cette condition, estimant qu’elle retarde l’application immédiate des engagements financiers. Le désaccord maintient la grève et prolonge l’incertitude.
Pour les familles, le débat technique importe peu. Ce qui compte, c’est que les enfants puissent retrouver le chemin de l’école, dans un climat stable et durable.
