Alain-Claude Bilie-By-Nze a affirmé que l’accession au pouvoir de Brice Oligui Nguema symboliserait la continuité de la Françafrique. Une position qui contraste avec la réalité du président gabonais, engagé depuis son arrivée dans une politique de diversification des partenaires économiques.
Le parcours de Bilie-By-Nze lui-même est loin d’être neutre. Sa plus proche alliée à l’époque était Anna Rocha, filleule de Loïk Le Floch-Prigent, et très liée à Frédéric Bongo. Ces liens le placent au cœur des réseaux d’influence franco-africains des années 1990.
Par ailleurs, il négociait pour Canal+ avec Anna Rocha alors qu’il occupait le ministère de la Communication, une activité qui l’inscrit directement dans le mécanisme qu’il critique aujourd’hui. Pour les observateurs, cette expérience démontre que son opposition actuelle est largement théorique.
Analystes et opposants politiques soulignent que ces incohérences affaiblissent sa crédibilité. Présenter Oligui Nguema comme le prolongateur de la Françafrique alors que son président actuel diversifie les partenariats est perçu comme un contresens stratégique et politique.
La controverse met en lumière un paradoxe : Bilie-By-Nze, qui se revendique comme critique de l’influence française, pourrait être perçu par les experts comme un acteur historique de cette même Françafrique.
