Gabon : des magistrats au cœur d’un vaste scandale électoral

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Au Gabon, le premier tour des élections législatives et locales a viré au scandale. Accusés d’avoir validé des fraudes massives, plusieurs magistrats se retrouvent aujourd’hui dans le viseur. Présents à la tête des commissions électorales locales, ces responsables sont soupçonnés d’avoir gravement compromis la régularité du scrutin.

Enquêteurs et observateurs évoquent des cas flagrants d’irrégularités : procurations abusives, résultats contestés, procédures bafouées. Dans certaines localités, jusqu’à 300 procurations auraient été validées… pour une seule personne. Une dérive qui ne relève plus de simples erreurs, mais d’une organisation suspecte, dénoncent plusieurs candidats et membres de la société civile.

Déjà six magistrats ont été démis de leurs fonctions pour fautes graves : Aude Bauguidzogo, Élie Nazaire Békalé, Navaress Mondjo, Oswald Ossoungou Oloungou, Paterne Sougou, et un magistrat non identifié à Owendo. Un autre nom circule avec insistance, celui de Perrine Ada Obiang, présidente de la commission du 6e arrondissement de Libreville. Malgré les accusations, elle est toujours en poste. Selon certaines sources, elle bénéficierait de protections politiques.

La situation indigne une partie de l’opinion publique, alors que ces magistrats étaient censés garantir l’intégrité du vote. Pour de nombreux Gabonais, c’est une véritable trahison républicaine. Le gouvernement pourrait désormais durcir le ton. Des sanctions exemplaires sont attendues dans les prochains jours. Le message est clair : la Cinquième République veut rompre avec l’impunité.

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