Grève des Magistrats: l’Ordre des Avocats du Gabon en a marre !

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Et ils l’ont fait savoir aux députés de la Transition ! Les avocats Gabonais n’en peuvent plus de cette grève des magistrats sans service minimum. Ils espèrent que leur plaidoirie auprès de l’Assemblée nationale soit bien reçue par les magistrats grévistes qui pourraient au moins respecter le principe du service minimum afin de désengorger les dossiers de justice en accumulation.

Cette rencontre, s’inscrivait dans le cadre de la grève des magistrats qui perdure depuis plusieurs mois. Les Avocats ont souhaité faire entendre leur voix et sensibiliser la Représentation Nationale sur les conséquences dramatiques occasionnées par cette situation notamment, le bon fonctionnement de la justice. Au programme, un plaidoyer en faveur d’un service minimum, afin d’éviter une paralysie totale des tribunaux, et la remise des déclarations, destinées à informer les parlementaires sur le sujet.

Les Avocats reconnaissent les difficultés auxquelles sont confrontés les Magistrats. D’ailleurs, le bâtonnier n’a pas manqué de rappeler que certaines conditions de travail inacceptables de ces derniers. Toutefois, ils ne sont point pour la paralysie totale de la justice.  » La loi doit être respectée par tous, y compris par ceux qui l’appliquent. La grève est un droit, mais elle doit s’organiser dans le cadre légal, avec un service minimum garantissant le fonctionnement de la justice », a insisté Maître Justin Taty, Ancien Bâtonnier de l’ordre des avocats du Gabon, avant de poursuivre  » nous ne pouvons pas accepter que la justice soit prise en otage. Notre rôle est de défendre les droits de tous, y compris ceux des justiciables qui subissent les conséquences de cette grève », a-t-il conclu.

Mettant un terme à cette audience, le Président de l’Assemblée Nationale, Jean-François Ndongou, a pris acte des préoccupations exprimées par les Avocats, et s’est engagé à examiner avec beaucoup d’attention la situation, en vue d’une sortie de crise équilibée qui prenne en compte les préoccupations des Magistrats, non sans insister, sur l’accès à la justice pour tous les citoyens. Les justiciables, étant les premières victimes de cette situation désobligeante.

Il faut rappeler que cette rencontre s’est tenue au lendemain de l’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2025.

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