Suspension des décaissements par la Banque mondiale : un signal alarmant pour l’économie gabonaise

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La suspension par la Banque mondiale des décaissements au profit du Gabon, pour la deuxième fois en moins d’un an, met en lumière des failles profondes dans la gestion des finances publiques du pays. Cette décision, annoncée juste avant le sommet de la Cemac à Yaoundé, illustre les difficultés récurrentes d’un État pris dans un cercle vicieux de dettes et de retards de paiement.

Lors de la première suspension en juin 2024, le gouvernement avait invoqué un « aléa technique » pour justifier ses manquements. Pourtant, les tensions de trésorerie semblent désormais structurelles, aggravées par une absence de stratégie fiscale cohérente. En dépit des efforts de Brice Clotaire Oligui Nguema pour instaurer une transition politique et économique stable, les dysfonctionnements dans la gestion de la dette par les équipes de Mays Mouissi alimentent l’instabilité.

Alors que le Gabon, pays riche en ressources naturelles, devrait théoriquement disposer d’une marge de manœuvre financière, la mauvaise gouvernance et les retards dans les réformes structurantes freinent son redressement économique. Cette crise pose une question cruciale : comment restaurer la confiance des partenaires internationaux tout en répondant aux attentes sociales des citoyens ?

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