Gabon : le gouvernement confirme la suspension des financements de la Banque mondiale

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Face à l’incertitude née de la décision prise le 1er juillet dernier par la Banque mondiale de suspendre les décaissements en faveur du Gabon du fait de l’existence d’échéance impayée, le gouvernement, après un silence assourdissant, n’aura finalement réagi que ce mercredi 03 juillet dans la soirée.  Dans un communiqué parvenu à Gabon Media Time, le ministère des Comptes publics dirigé par Charles M’Ba, tout en reconnaissant le retard accumulé dans le règlement des échéanciers, a dit s’atteler à régulariser la situation. 

La diffusion ces dernières heures d’une note signée de la vice-présidence de la Banque mondiale aura fait l’effet d’un véritable électrochoc au sein de l’opinion publique. Une décision inquiétante qui intervient alors que le gouvernement dirigé par Raymond Ndong Sima s’était attelé à assainir les relations avec l’institution internationale dès son entrée en fonction. 

Des raisons techniques à l’origine du non-paiement des échéanciers auprès de la Banque mondiale

C’est donc dans l’optique de rassurer l’opinion nationale que le ministère des Comptes publics a tardivement tenu à clarifier cette décision pour le moins dommageable pour le pays. Tout en reconnaissant l’existence d’échéances impayées, il a tenu à justifier les raisons de ce retard qui serait lié à « des raisons techniques, qui n’ont pas permis d’honorer la totalité des engagements à la date du 30 juin 2024 ». 

Si le gouvernement a relevé qu’il avait hérité d’une situation d’endettement après le 30 août 2023 en raison de l’accumulation de «d’importants arriérés» par l’ancien régime, il s’est montré rassurant quant au respect des engagements du Gabon envers ses partenaires techniques et financiers, avec pour objectif de redonner confiance aux créanciers du pays.

Dans son communiqué, le membre du gouvernement a précisé que, jusqu’à ce jour, son département ministériel, par l’intermédiaire de la Direction générale de la comptabilité publique et du trésor, a procédé « au paiement de ces impayés. L’ensemble des échéances de dette envers les autres créanciers multilatéraux est en cours de paiement et devrait être totalement apuré d’ici quelques jours », pouvait-on lire.

Cette réaction rapide vise à rétablir la sérénité. Cependant, il est regrettable qu’il ait fallu près de 72 heures pour apporter des éclaircissements, alors que depuis le 1er juillet, la note interne de l’institution de Bretton Woods circulait sur les réseaux sociaux sans aucune communication du gouvernement.

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