Brice Oligui Nguema imprime sa marque à la SETRAG en favorisant l’ascension des cadres gabonais

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Un changement silencieux est en train de redessiner les équilibres au sein de la SETRAG. Si le capital de l’entreprise demeure majoritairement détenu par Comilog, filiale du groupe français Eramet, la composition de son équipe dirigeante témoigne d’une montée en puissance des compétences nationales, en phase avec les orientations politiques défendues par le président Brice Clotaire Oligui Nguema.

Depuis 2025, les postes de directeur général, de directeur des ressources humaines ainsi que de directeur administratif et financier sont occupés par des Gabonais. Cette évolution intervient dans une entreprise où Comilog conserve 51 % des parts, contre 40 % pour le fonds Meridiam et 9 % pour l’État gabonais. Sans modifier la structure de l’actionnariat, cette nouvelle configuration traduit une présence accrue des nationaux dans les centres de décision opérationnels.

Depuis son arrivée à la tête du pays, Brice Oligui Nguema fait de la souveraineté économique l’un des piliers de son action publique. Cette stratégie ne repose pas uniquement sur la participation de l’État au capital des entreprises stratégiques, mais également sur la capacité des Gabonais à exercer des responsabilités de premier plan dans des secteurs jugés essentiels au développement national. La SETRAG, exploitant de l’unique réseau ferroviaire du pays, apparaît naturellement comme un symbole de cette ambition.

Cette évolution pourrait préfigurer une transformation plus profonde de la gouvernance économique gabonaise. Sans remettre en cause les partenariats avec les investisseurs étrangers, Libreville semble privilégier un modèle où les intérêts internationaux coexistent avec une responsabilisation croissante des dirigeants nationaux, dans une logique de souveraineté assumée.

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