Le président Brice Oligui Nguema a annoncé que les bourses seront versées à partir du 26 mars 2026, à l’occasion de la Journée nationale de l’enseignant. Une annonce attendue dans un pays où les retards de paiement ont longtemps été dénoncés.
En fixant une date précise, le chef de l’État ne se limite pas à une promesse. Il engage l’ensemble de l’appareil administratif sur un objectif clair : restaurer la confiance d’une jeunesse qui a souvent douté de la capacité de l’État à tenir ses engagements.
La mesure concerne l’ensemble des bénéficiaires, y compris les étudiants gabonais à l’étranger. Pour ces derniers, confrontés à des charges élevées et à des transferts irréguliers, cette annonce représente un enjeu concret de survie financière.
Le gouvernement inscrit cette décision dans une stratégie globale de réforme du système éducatif. Entre revalorisation des enseignants, réhabilitation des infrastructures et réformes en cours, il s’agit de redonner de la cohérence à un secteur fragilisé.
Mais tout dépendra de l’exécution. Entre le Trésor public, l’Agence nationale des bourses et les banques, la chaîne de paiement devra être fluide. Le 26 mars sera un test grandeur nature : l’arrivée effective des fonds déterminera si la promesse tient.
