Brice Oligui Nguema a fait des infrastructures éducatives l’un de ses marqueurs les plus visibles. Depuis 2023, le paysage scolaire gabonais se transforme sous l’effet d’une politique d’investissement ambitieuse, destinée à corriger des décennies de sous-équipement.
Les chantiers emblématiques, du lycée de l’Excellence d’Akanda à l’école publique de Bikélé Ziwack, visent à répondre à une pression démographique devenue ingérable dans certaines communes de Libreville et de sa périphérie.
La stratégie repose également sur la requalification du bâti existant. La transformation de l’ancienne école CIM-Gabon en complexe scolaire témoigne d’une volonté d’optimiser le patrimoine public plutôt que de le laisser se dégrader.
Dans les universités et les établissements secondaires de province, les rénovations concernent autant les salles de cours que les internats et les administrations, avec l’ambition d’homogénéiser les conditions d’étude à l’échelle nationale.
Reste la contrainte sociale et budgétaire : le paiement de 13 milliards de FCFA de vacations en 2024 rappelle que l’investissement matériel doit s’accompagner d’une régularisation des situations des enseignants pour éviter que la refondation promise ne soit fragilisée de l’intérieur.
