Brice Oligui Nguema, à la tête de la République gabonaise, a pris une mesure phare pour affirmer le rôle de l’État dans l’industrie minière, en rendant obligatoire une cession de 10% du capital des nouvelles sociétés minières à l’État. Adoptée en Conseil des ministres le 18 décembre 2025, cette politique garantit la protection des intérêts stratégiques du pays et une meilleure valorisation de ses ressources naturelles, marquant un pas vers une indépendance économique renforcée.
Les autorités gabonaises présentent cette obligation comme un levier essentiel pour reprendre le contrôle d’un secteur minier qui a échappé en partie à la régulation nationale ces dernières années. Non négociable, elle s’inscrit dans une stratégie plus large de rééquilibrage des pouvoirs entre l’État et les investisseurs privés, afin d’éviter les fuites de capitaux et de favoriser le développement local.
Le 16 décembre 2025, lors d’une rencontre avec la délégation du groupe Ciment d’Afrique (CIMAF) dirigée par Anas Sefrioui, le président a clairement énoncé que les conventions passées, souvent biaisées en faveur des entreprises étrangères, appartiennent au passé. Il a plaidé pour des accords justes qui intègrent pleinement les priorités gabonaises, comme l’emploi et la préservation environnementale.
Auparavant dépourvu de toute participation dans CIMAF, l’État gabonais voit désormais sa part fixée à 10%, appliquant ainsi concrètement le nouveau cadre réglementaire. Cette évolution démontre la détermination de Brice Oligui Nguema à transformer les discours en actions tangibles, influençant potentiellement d’autres secteurs extractifs.
Parallèlement, en négociant avec le FMI, le chef de l’État a insisté sur la divulgation totale des contrats miniers et un examen exhaustif des accords signés entre 2010 et 2024. Ces exigences visent à instaurer une gouvernance transparente et responsable, favorisant l’équité et la confiance des partenaires internationaux dans l’économie gabonaise.
