Au Gabon, la rumeur s’est propagée à la vitesse d’un clic. Depuis quelques heures, des messages partagés sur les réseaux sociaux affirment que Tatiana Bouyou, candidate de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), se serait désistée en faveur de Angélique Ngoma, candidate du Parti Démocratique Gabonais (PDG), dans la circonscription du 2ᵉ siège de la Basse-Banio.
Une fake news que l’intéressée dément avec fermeté.
« Je suis et je reste dans la course », a déclaré Tatiana Bouyou, dénonçant une tentative délibérée de désinformation orchestrée pour troubler les électeurs et affaiblir sa dynamique de campagne. Aucune annonce officielle n’a été faite, et le Code électoral gabonais interdit d’ailleurs tout désistement après la clôture du dépôt des candidatures.
Dans l’entourage de la candidate, on évoque une stratégie politique classique : diffuser une fausse information pour semer le doute dans l’opinion et perturber le jeu électoral local. L’UDB, jeune formation politique qui se veut force d’alternative, dénonce un procédé « indigne » et appelle les électeurs de la Basse-Banio à la vigilance.
Ce n’est pas la première fois que la campagne électorale gabonaise est parasitée par la désinformation numérique. Entre montages visuels, rumeurs de désistement et fausses déclarations, les réseaux sociaux se sont imposés comme un champ de bataille politique à part entière.
Pour Tatiana Bouyou, cette manipulation ne fait que renforcer sa détermination. « Là où certains veulent créer la confusion, nous répondrons par la vérité et par le vote », assure-t-elle. Un message qui réaffirme sa volonté de se battre jusqu’au bout, dans un climat électoral où la fake news devient une arme politique à part entière.
