À la tribune de l’ONU, Brice Oligui Nguema veut incarner une Afrique qui s’affirme

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Le président gabonais a profité de la 80e Assemblée générale des Nations Unies pour porter un discours à la fois national et panafricain. Un message fort sur la souveraineté africaine, le développement industriel et le rôle du Gabon dans la lutte contre le changement climatique.

« L’Afrique ne peut plus être le simple fournisseur de matières premières du reste du monde. » C’est l’un des messages forts délivrés ce mercredi 25 septembre par Brice Clotaire Oligui Nguema, président du Gabon, lors de son intervention à la 80e Assemblée générale de l’ONU, à New York.

Un an après la fin du régime Bongo, le chef de l’État gabonais est venu affirmer que son pays était désormais engagé dans une nouvelle ère, sous la Cinquième République, avec un retour à l’ordre constitutionnel et des élections prévues en novembre. « Le processus démocratique est en marche, nous avançons avec responsabilité », a-t-il déclaré, saluant l’accompagnement des Nations Unies dans cette phase politique.

Un panafricanisme de l’action

Dans une intervention de près de 20 minutes, Oligui Nguema a élargi son propos à l’échelle continentale. Il a plaidé pour une Afrique plus souveraine, capable de transformer ses ressources sur place, de bâtir ses propres filières industrielles, et de négocier d’égal à égal avec ses partenaires internationaux.

« Nous n’attendons plus qu’on décide pour nous. L’Afrique est prête à construire ses propres solutions », a-t-il affirmé, dans un discours salué par plusieurs représentants africains présents dans la salle. Le président gabonais a également appelé à des investissements étrangers plus responsables, fondés sur « la transparence, l’équité et le respect mutuel ».

Le Gabon, voix écologique du continent

Très attendu sur les enjeux environnementaux, Brice Oligui Nguema a défendu le rôle du Gabon dans la préservation du bassin du Congo, souvent qualifié de « deuxième poumon de la planète ». Il a réitéré la demande d’un partenariat mondial juste, estimant que les pays qui protègent les forêts doivent être justement rémunérés pour les services écologiques qu’ils rendent à l’humanité.

Une posture présidentielle affirmée sur la scène internationale

Ce discours, le premier d’Oligui Nguema à l’ONU en tant que président de la Cinquième République, marque un tournant dans la diplomatie gabonaise. À travers ses propos, le chef de l’État entend positionner le Gabon comme un acteur crédible et rassembleur sur la scène africaine, mais aussi comme une voix qui compte dans les débats globaux sur la paix, le climat et le développement.

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