À la faveur d’une rencontre inédite entre la Banque pour le Commerce et l’Entrepreneuriat du Gabon (BCEG) et les acteurs du secteur halieutique, le ministère des Eaux et Forêts s’est transformé hier en laboratoire d’innovation financière. Au cœur de cette journée d’échanges : l’annonce d’une facilité exceptionnelle de 25 milliards de FCFA consentie par l’État gabonais à la BCEG, destinée à stimuler le financement de la pêche artisanale, un secteur stratégique mais encore trop souvent en marge des circuits bancaires.
Ce soutien massif, voulu par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, permet à la BCEG de proposer des crédits à un taux d’intérêt extrêmement compétitif de 6%, balayant la concurrence et rendant le crédit accessible aux petits entrepreneurs du secteur. Mais au-delà de l’aspect purement financier, la BCEG s’illustre par une approche globale et innovante : fourniture de kits de démarrage, formations en gestion, accompagnement personnalisé et intégration dans le système bancaire formel.
» Le crédit n’est que la première étape. Notre objectif est de transformer de simples activités de subsistance en entreprises robustes et durables « , martèle Daisy-Helen Eyang Ntoutoume, Directrice générale de la BCEG. Cette stratégie repose sur un engagement fort des bénéficiaires, qui devront domicilier leurs revenus à la BCEG, gage de transparence et de suivi rigoureux.
Ce modèle, initié avec la pêche artisanale via le dispositif Gab Pêche, est appelé à s’étendre à l’agriculture, à l’agro-industrie et à d’autres secteurs clés de l’économie. À travers cet ambitieux programme, la BCEG se positionne en moteur de l’inclusion financière et du développement durable, réaffirmant ainsi son rôle d’acteur central dans la transformation économique du Gabon.
