Politique : pourquoi Alain Claude Bilie-By-Nze tient-il à saboter la Transition ?

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C’est une scène à laquelle les Gabonais ne s’attendaient pas à vivre de si tôt. Après avoir passé du temps à discréditer personnellement le général Brice Clotaire Oligui Nguema ainsi que l’ensemble des hommes en uniformes ayant commis le coup de force du 30 août 2023, le dernier Premier ministre du régime Ali Bongo déchu a été reçu à la présidence de la République par le président de la Transition. Il était aussi question, selon la communication présidentielle, pour cet adepte des placements politiques, partisan du “NON” au dernier référendum, d’apporter ses propositions sur la révision du code électoral. Des propositions portées par l’un des plus grands menteurs, manipulateurs de l’histoire de la vie politique gabonaise de ces dix (10) dernières années, un stratège obscène de la pire espèce.

Si cet acte témoigne de la volonté de Brice Clotaire Oligui Nguema de n’ exclure aucun gabonais pour le bon fonctionnement de la transition, elle en dit également long sur le sulfureux personnage d’ Alain Claude Bilie-By-Nze. En effet, celui qui n’avait aucunement l’intention de passer le relais sur la gestion du Gabon, s’est présenté au bureau du président de la Transition avec des recommandations sur la réforme en cours du cours d’électoral gabonais.

Seulement comme toujours avec l’individu susmentionné, on est en droit de se poser des questions sur les réelles intentions de sa démarche. On se souviendra que le 23 février 2023, sous la houlette du Premier ministre d’alors Alain Claude Bilie-By-Nze, il avait été tenu pendant 10 jours une Concertation politique convoquée par Ali Bongo. Il s’agissait pour l’opposition et la majorité d’apporter des réformes au processus électoral Gabonais. Au cours de ces assises, les questions de transparence électorale ont été volontairement occultées.

Si d’autres mesures accompagnatrice avait été prises avec pour objectif de distraire le grand public, on se souviendra quand même que Bilie-By-Nze avait réussi à imposer une harmonisation des mandats politiques à 5 ans, sans limitation de mandats aussi bien pour le président de la République que pour les membres du parlement et les élus locaux. Cette obtention n’était que la première manœuvre dans un plan savamment élaboré, car le vendredi 18 août 2023, le Centre Gabonais des Elections va lancer, à l’initiative du gouvernement, une opération de sensibilisation sur les modalités d’utilisation du bulletin unique, que venait d’obtenir le Premier ministre d’Ali Bongo Ondimba.

L’objectif ultime de cette démarche était de créer un boulevard dans l’objectif de faciliter une réaction de celui pour qui il était alors le poulain et un des plus fidèles lieutenants, Ali Bongo Ondimba. Tout cela, on ne prétend jamais attention aux réactions que cette mesure pouvait susciter à quelques jours seulement d’une élection avec autant d’importance. Le plus important était la réélection de son candidat au détriment de l’unité nationale et d’une parfaite cohésion.

Dans tous les cas, il est difficile de faire croire à l’opinion publique gabonaise, que la même personne qui avait tiré puis fait éclater les acquis démocratiques pourtant solide en 2023, vient aujourd’hui se présenter en porteur de solutions éclairées sur les éléments devant être apportées des améliorations sur ce qu’il n’a pas pu améliorer durant plus de 14 ans dans le gouvernement.

“Toutes vérités à bonne mémoire” dit la pensée populaire, alors il serait plus judicieux pour Alain Claude Bilie-By-Nze de faire preuve de retenue, car la vérité sur lui et ses agissements de par le passé est encore toute fraîche dans toutes les mémoires. Âgé de 57 ans aujourd’hui, il serait difficile de croire qu’un partisan de la non limitation de mandats, et de redécoupage territorial partisan puisse apprendre quelque chose de nouveau aux gens qui travaillent à faire mieux que lui et ses amis. Comme on peut l’apprendre du proverbe Malien : « Peu importe la durée d’un tronc d’arbre dans l’eau, il ne deviendra jamais un caïman ».

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