Le Gabon s’est incliné 3-4 ce le 6 juin 2025 face au Niger dans un match amical qui, loin de rassurer, expose au grand jour les lacunes criantes d’une sélection en manque de repères. Et au cœur de ce naufrage, le sélectionneur national Thierry Mouyouma, dont les choix tactiques et l’absence de réaction inquiètent de plus en plus.
Dès la 2e minute, les Panthères concédaient l’ouverture du score par Daniel Sosah, dans une défense complètement à l’abandon. Jim Allevinah parvenait bien à égaliser (14e), mais cette réaction n’a pas suffi à masquer la pauvreté du plan de jeu gabonais. Le Niger reprenait logiquement l’avantage avant la pause grâce à Youssef Oumarou (44e), profitant d’un nouveau placement hasardeux.
Au retour des vestiaires, rien n’a changé. Le Gabon restait amorphe, et le Niger en profitait pleinement : Ousseini Sako (52e) puis Issa Djibrilla (66e) alourdissaient la note. Pendant ce temps, le sélectionneur Mouyouma restait étonnamment passif sur son banc. Pas de réorganisation tactique, pas de consignes visibles, pas de réponses aux carences criantes d’un bloc défensif dépassé.
C’est sur des éclairs individuels que le Gabon limitait les dégâts. Varel Mobili réduisait l’écart (69e), puis Guelor Kanga marquait un penalty (78e). Mais cela ne suffisait pas. Le Niger tenait bon, tandis que les Panthères donnaient l’image d’une équipe livrée à elle-même.
Depuis son arrivée à la tête de la sélection, Thierry Mouyouma peine à convaincre. L’équipe ne dégage aucune cohérence tactique, les séquences offensives sont improvisées et la défense semble apprendre son métier en plein match. Le talent individuel ne peut pas masquer plus longtemps la vacuité d’un projet collectif.
Dans les tribunes et sur les réseaux sociaux, la colère gronde. Cette défaite face à un adversaire pourtant à la portée du Gabon est ressentie comme un nouvel échec de la gestion technique. Le vestiaire, lui aussi, semble traversé par le doute.
Si Mouyouma veut sauver son poste et, plus largement, l’image de la sélection nationale, il devra faire preuve d’une remise en question radicale. Le temps des excuses est passé.
